En quoi consiste un atelier thé & écriture ?


Dates des prochains ateliers Thé & écriture

  • samedi 15 octobre 2022 de 15h à 18h, à l’atelier nunshen à Paris 8e, métro Madeleine.
  • vendredi 21 octobre 2022 de 19h30 à 21h30 à la librairie la Géosphère, 20 Rue Jacques Cœur, Montpellier inscription auprès de la librairie au 04 99 06 86 29 ou librairiegeosphere@gmail.com
  • samedi 26 novembre 2022 de 15h à 18h 2021, à l’atelier nunshen à Paris 8e, métro Madeleine.
  • samedi 10 décembre 2022 de 15h à 18h 2021, à l’atelier nunshen à Paris 8e, métro Madeleine.

J’ai deux passions dans la vie : le thé et l’écriture. L’idée de créer un atelier alliant ces deux passions m’est donc venue naturellement. Mais en quoi consiste exactement cet atelier qui marrie le thé et l’écriture ?
Voici donc un article pour en savoir un peu plus sur cet atelier. Un article qui est également l’occasion de vous raconter la belle histoire d’une participante « multirécidiviste » dont la plume s’est déliée.
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Comment se déroule cet atelier ?

L’atelier se compose de plusieurs moments d’écritures organisés de la manière suivante :
– des sessions d’écriture inspirées de l’univers du thé et d’extraits de romans
– des temps de lecture et d’échange autour des textes.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter cette page.

Atelier-the-et-ecriture-DiviniThe

Pourquoi associer le thé et l’écriture ?

La meilleure réponse tient en 6 lettres : P R O U S T !  
La Recherche du temps perdu commence par la dégustation d’une infusion dans laquelle l’auteur trempe une madeleine. Et hop, la machine s’active, les émotions affluent. Elles sont accompagnées d’effluves de souvenirs, souvenirs des moments où Marcel enfant buvait ce breuvage.

Le fameux extrait avec la madeleine

« Je portais à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. […] D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ?« 

Du coté de chez Swann – A la recherche du temps perdu, Marcel Proust

Un exemple de thé inspirant ?

Pour une consigne d’écriture relative au lieu, j’ai utilisé le célèbre Arya Ruby. Il s’agit d’un thé noir bio, provenant d’une plantation située à 1 820 m d’altitude de la région de Darjeeling, en Inde.

La relecture de ce texte m’a donc inspirée une passerelle entre les sublimes feuilles du Camellia Sinensis et la page d’écriture.

En effet, le lien entre les souvenirs olfactifs et les émotions est très puissant car la mémoire olfactive possède une particularité. Le cheminement de l’influx nerveux dans le cerveau atteint les zones de la mémoire et des émotions avant celles de la conscience. Ce sens est donc fabuleux pour libérer la créativité et réveiller des mots !

C’est exactement ce que je cherche à faire en atelier d’écriture avec le thé : atteindre des souvenirs, des émotions, que chacun de nous possède mais auxquels il accède parfois difficilement.

Lors d’une dégustation de thé, l’odorat est accompagné du goût, ce qui va rendre l’expérience plus intense. Cette boisson devient alors un merveilleux medium pour écrire et se reconnecter à soi. Les participants se concentrent alors sur ce qu’ils ressentent spontanément. C’est parfois juste une note du thé qui les inspire ou une impression laissée par la saveur. L’important est qu’ils se laissent porter et guider librement par leurs sensations.

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L’aspect visuel du thé, la façon dont les feuilles sont travaillées, leur couleur sont également une source possible d’inspiration.
Ici, feuilles de thé Arya Ruby

Un même thé, une même consigne d’écriture mais des textes totalement différents !

Chaque palais possède une histoire singulière. Chaque individu est donc plus ou moins sensible à certaines notes, certaines saveurs.
C’est ainsi qu’un même thé inspiredes textes très différents aux participants.

Comment les thés sont-ils choisis ?

Je travaille avec Carine Baudry qui me fournit des thés d’exception. Tea Master, elle sélectionne les thés et créé des mélanges parfumés pour la marque nunshen.

J’utilise des grands crus qui possèdent une palette aromatique et sensorielle exceptionnelle. Je favorise également les thés bio qui proviennent de petits producteurs.

Certains thés présentent des univers très singuliers, voire déroutants. Je choisi donc ceux correspondant à la thématique d’une proposition d‘écriture que j’ai en tête et ceux qui ouvriront un large champ des possibles.

L’atelier nunshen, où se déroule généralement l’atelier thé & écriture, est un lieu magnifique qui respire la quiétude et l’harmonie. Il plonge immédiatement les participants dans l’univers du thé et renforce l’expérience sensorielle proposée.

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Le visuel n’est pas pour autant un aspect à négliger. Il sert aussi à déclencher l’imaginaire.
Par exemple, en regardant cette tasse, on peut s’amuser à imaginer quels aromes et quelles saveurs elle contient.

L’épidémie COVID 19, a compliqué l’exportation des thés, notamment ceux d’Inde. Les darjeelings qui arrivent habituellement en France en mars-avril sont entrés en stocks dans les comptoirs de thé beaucoup plus tard. L’Arya Ruby n’a pas échappé à ce contexte.

C’était donc aussi une façon de mettre en valeur ce thé merveilleusement gourmand et élégant, dont les arômes varient d’une année à l’autre. Ses notes boisées, épicées, fruitées, cacaotées, de roses et miellées constituent une large palette d’inspiration pour les participants !

Un exemple de texte écrit lors d’un atelier ?

L’une des participantes, Nathalie Legendre écrivait des poèmes à l’adolescence. Elle s’est inscrite à l’atelier, en mars 2020, pour raviver la flamme de l’écriture.

Dans mes ateliers, une consigne d’écriture n’est jamais à suivre à la lettre. J’invite les particpants à se laisser porter par leurs sensations et l’inspiration de l’instant. Prose libre ou poème, chacun se dirige naturellement vers la forme qui lui convient. Ainsi, Nathalie qui aime voyager est virtuellement retournée au Népal, pas si éloigné que ça de Darjeling d’ailleurs, et a composé un poème.

Après le premier jet de l’atelier, elle l’a retravaillé jusqu’à la version aboutie ci dessous :

Un thé à Lhassa, de Nathalie Legendre

Il fait si froid
Dans ce refuge
Himalaya
Kanchenjunga
Premier de cordée
Ou dernier

Je hume ce thé
Comme une première fois
Jamais
Je ne suis montée si haut
Jamais
Je n’ai vu le soleil si près

Suave, envoûtant
Je signe ton éternité
Parfum d’encens
Neige éternelle
Je n’ai plus sommeil
Je ressens l’Eveil

Présence divine
Je m’incline
Sa présence m’illumine
Dalaï-lama
Bouddha
Pèlerin de Potala

Sur les hauts de Lhassa
Flottent les drapeaux
Harmonie inoubliée,
Prière sacrée

Je ressens la paix
Fin de journée.

Happy End…

Depuis l’atelier de mars, Nathalie n’a cessé d’écrire des poèmes et d’affiner sa plume. Et, je suis très heureuse de vous l’annoncer : elle a trouvé un éditeur pour son premier recueil de poèmes. Vous pourrez relire Un thé à Lhassa. dans Parolier de Voyage, paru aux éditions Scenent en décembre 2020 !

La cup of tea de DiviniThé

Recette l’omelette aux feuilles de thé vert où, comment recycler ses feuilles de thé ?

Image DiviniThé : Omelette battue, salée et poivrée + feuilles de thé + graines de sésame et lin

Durant le confinement, certains d’entre-nous disposent de plus de temps pour cuisiner. Je vous propose donc une recette simple mais originale : l’omelette au thé vert. Elle permet de recycler vos feuilles de thé vert tout en revisitant un classique de la cuisine, l’omelette, en lui apportant des arômes surprenants !

Liste des ingrédients

Image DiviniThé pour la recette de l'omelette au thé vert

Pour 4 personnes :

  • 8 oeufs
  • 10 grammes de feuilles de thé déjà infusées
  • 2 cuillères à soupe de graines de sésame grillées et de lin
  • 200 grammes de lardons pour les carnivores
  • Sel et poivre à votre convenance

Avant de commencer à cuisiner…

Prendre le temps de déguster son thé vert japonais

Faites-vous plaisir en vous préparant un délicieux thé vert japonais que vous prendrez le temps de savourer pleinement. Réserver les feuilles.

Pour ma part, j’ai choisi un thé vert japonais, le Sencha Fukujyu de chez nunshen que j’avais bu le matin. Ces notes végétales et iodées vont apporter une touche originale à l’omelette.

Nb. Vous pouvez également utiliser un thé vert chinois, comme du Long Jin ou les feuilles d’un grand cru japonais comme le Gyokuro.

Image DiviniThé : feuille de sencha après infusion.
ASTUCE : Vous pouvez recycler vos feuilles de thé infusées dans l’omelette mais également les utiliser comme engrais au pied de vos plantes !

La préparation

Battez les oeufs, salez et poivrez et ajoutez les feuilles de thés infusées ainsi que les graines de lin et de sésame grillées.

Image DiviniThé : Omelette battue, salée et poivrée + feuilles de thé + graines de sésame et lin
Omelette battue, salée et poivrée + feuilles de thé + graines de sésame et lin

A la poêle !

Image DiviniThé : faire revenir les lardons dans la poêle.
On peut mettre des lardons, si vous n’êtes pas carnivores, mettez un peu d’huile dans la poêle avant de verser l’omelette.

Commencez par faire revenir les lardons.
Ajoutez ensuite le mélange les oeufs battus avec les feuilles de thé puis les graines.

Laissez cuire à votre convenance. Pour ma part, je n’aime pas l’omelette baveuse, alors je prends le temps de bien la cuire !

Image DiviniThé : poêle contenant une omelette au thé vert
Omelette au thé vert

Il n’y a plus qu’à déguster…

Et pour accompagner votre dégustation, bien sûr, vous pouvez vous faire une nouvelle une infusion du thé qui a servi pour l’omelette !

Image DiviniThé : Omelette au thé vert prête à être dégustée !

Avez-vous déjà bu du Tsaϊ Vounou, le Thé grec des montagnes ?

Greek Mountain tea, thé des montagnes grec

Où qu’il soit et sans même le vouloir, un Tea Addict se retrouve nez à nez avec du thé. J’en ai fait récemment l’expérience à Athènes, où j’étais partie avec ma provision de thé, persuadée qu’on allait systématiquement me proposer un Café grec ou le fameux sachet de thé jaune que je n’arrive plus à boire. La découverte du Thé grec des montagnes fut donc une belle surprise, même si de retour dans mes pénates, Internet m’a informée qu’il existait déjà en France… sous une autre appellation.

 

Sachet de Mountain tea distribué dans les hôtels
Sachet de Thé grec des montagnes proposé dans les hôtels

 

La découverte du Tsaϊ Vounou, le Thé grec des montagnes

Après la visite de l’incontournable Acropole, une pause désaltérante s’imposait. Je fus autant étonnée qu’amusée quand la serveuse nous apporta une carte des thés.

 

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Une carte Kusmi Tea ! Bon, si jamais l’envie d’en boire me prend, j’en trouve très facilement à Paris. Déçue, je me suis rabattue sur un yaourt grec avec un verre d’eau. Puis, nous sommes partis nous balader dans les rues du Centre.

En voilà de drôles de feuilles de thé ! me suis-je exclamée, en passant devant une boutique qui exhibait des sachets de Greek mountain tea. Etranges feuilles dont le duvet évoque plus de la sauge que de jeunes pousses de thé. Etrange classement puisqu’elles sont rangées au milieu des épices.

 

Mountain Tea

 

Deux boutiques plus loin, j’en achète un sachet et demande conseils à la vendeuse. Elle m’explique que le Thé grec des montagnes (Τσάϊ του βουνού en grec ou Tsaϊ Vounou) est une boisson très consommée dans tout le pays. Il s’agit d’un thé, très bon pour la santé, poussant dans les montagnes grecques. Les grecs en boivent le matin mais également le midi et le soir. Il est fréquent d’y ajouter du citron et/ou du miel. Dans de l’eau bouillante, on plonge une belle pincée de thé par mug et on laisse infuser 5 à 10 minutes.

 

Sachet de Mountain tea grec acheté à Athènes
Sachet de Thé grec des montagnes, acheté à Athènes

 

En continuant notre déambulation dans les rues d’Athènes, j’ai pu constater le succès de ce thé présent dans de nombreuses boutiques. Il en existe même une version moins artisanale, l’Anassa mountain tea. Cette marque au packaging soigné, vend également des tisanes bio aux mille et une vertus.

 

Anassa mountain tea
Anassa mountain tea

 

Le lendemain midi, au restaurant, je découvre sur la carte, une sélection de thés et tisanes dont le fameux Thé grec des montagnes. Je me laisse donc tenter.

 

Carte du restaurant du musée de l'Acropole
Carte du restaurant du musée de l’Acropole

 

La carte ne proposant pas de Thé grec des montagnes nature, j’opte pour celui parfumé à la menthe, au citron et à la camomille. Je suis assez perplexe en le goûtant : la camomille très présente, efface les autres goûts. Je sens un peu la menthe, mais devine le citron plus parce que je sais que le sachet en contient, que parce que m’indiquent mes papilles. Le thé, je ne le sens pas du tout. Bref, j’ai l’impression d’avoir affaire à une tisane, délicieuse mais pas très théinée. L’emballage mentionne Wild Mountain herbs et Sideritis Perfoliata. Des pistes à explorer dès mon retour…

 

Mountain tea en sachet, parfumé à la menthe, au citron et à la camomille.
Thé grec des montagnes en sachet, parfumé à la menthe, au citron et à la camomille.

 

Qu’est-ce que le Thé grec des montagnes ?

Le rooibos est souvent qualifié de red tea mais la plante utilisée est un Aspalathus linearis et non le Camellia sinensis à partir duquel on fabrique le thé. La situation est identique pour le Thé grec des montagnes, il n’est pas élaboré à partir d’un Camellia mais du Sideritis. En anglais, le terme tea désigne parfois, de manière plus large, toutes sortes d’infusions.

Le Sideritis est une plante endémique qui pousse à plus de 1 000 mètres d’altitude, dans les montagnes rocailleuses de Grèce. Espèce protégée, elle existe à l’état sauvage et est également cultivée pour fabriquer le thé. Il en existe une centaine de variétés. En Grèce, il est essentiellement question du Sideritis Perfoliata, Clandestina, Syriaca (appelé aussi Malotiras en Crète), Euboea et Scardica. Le Sidertis pousse également dans différents endroits du bassin méditerranéen.

La récolte a lieu entre mai et juin, au moment de sa floraison afin que le thé contienne un maximum d’huiles essentielles. Ensuite, tiges, fleurs et feuilles sont mises à sécher, idéalement une semaine, avant d’être conditionnées.

 

Mountain tea, thé des montagnes grec

Les vertus du Thé grec des montagnes

Le pharmacologue antique grec, Dioscoride, au I siècle ap. J.C. recommandait déjà cette boisson pour ses nombreuses vertus. Sidertis est un dérivé du grec ancien Sideros qui signifie fer et la plante est réputée pour en contenir.

Le Sidertis possède de nombreuses vertus. Je vous cite uniquement celles pour lesquelles j’ai trouvé des études scientifiques l’attestant : renforcement du système immunitaire, antioxydant (présence de flanoïdes), anti-inflammatoire, anti-anémie, diurétique et digestif.

La dégustation du Tsaϊ Vounou, le thé grec des montagnes

Liqueur de thé grec des montagnes
Liqueur de Thé grec des montagnes

De retour chez moi, j’ai enfin pu déguster le Thé grec des montagnes nature acheté sur place.

Dans une eau à 95°, j’ai laissé infuser 10 minutes. J’ai lu que certains préconisent de l’utiliser en décoction mais j’ai préféré l’infuser.

Cela a donné une très belle liqueur couleur miel et très parfumée, très florale. J’ai été étonnée par son goût très doux et assez nouveau pour mon palais. Certes, ça n’a rien à voir avec du thé mais c’est une très bonne tisane nature au goût original.

Si vous voulez en goûter, nul besoin d’aller en chercher en Grèce ou d’en faire venir. Le Sideritis en connu en France sous le nom de Crapaudine et parfois Thé des Alpes. Cette plante pousse également à l’état sauvage dans les Alpes, le Jura et les Pyrénées. Néanmoins, attention, elle est également protégée et sa cueillette est très réglementée !

Bos ice tea, le goût n’est pas celui que vous attendiez…

Connaissez-vous la marque de thés glacés, BOS ? Je l’ai découverte par hasard et j’ai été très surprise par son contenu, loin de ce à quoi je m’attendais, mais au final pas mal du tout !

Il y a quelques mois, sachant mon intérêt pour tout ce qui est à base de thé, on m’a donné une canette de Ice tea BOS. J’ai bien aimé sa présentation : cannette longiligne, couleur gaie, design sobre mais dynamique.

Pourtant, j’étais assez dubitative. Généralement, le thé glacé, je le prépare moi-même. J’apprécie de pouvoir selon, le temps d’infusion, le volume de feuilles, personnaliser au maximum ma boisson. En réalité, je consomme rarement du ice tea tout prêt, souvent trop sucré pour mon goût. J’ai donc rangé la cannette dans le frigo et je suis passée à autre chose.

L’été battant encore son plein, jeudi après midi, j’ai eu envie d’un thé glacé mais je n’en avais pas de tout prêt. Je me suis souvenue de la jolie cannette de Ice tea BOS, bien au frais dans mon frigo.

 

Dégustation du thé glacé à la pomme de chez BOS

 

Une fois la cannette décapsulée et versée dans mon verre, j’ai humé son contenu. Ca sentait rudement bon la pomme. Rien d’étonnant, c’est le parfum annoncé sur la canette. En revanche, j’ai été très étonnée en la dégustant.

Si le goût de pomme domine, celui de thé n’est pas du tout présent. Non, on sent autre chose. Comme disait Jean Lefebvre dans Les Tontons flingueurs : « y’a pas que de la pomme, y’a aut’chose ».

 

 

Deuxième gorgée. Je le connais ce goût ! Ce n’est pas celui du thé, mais pourtant je l’associe au thé… Je goûte encore, sans plus parvenir à définir ce second parfum. Je saisie la cannette pour lire la composition et découvre le petit macaron précisant Organic rooibos. La liste des ingrédients précise : extraits de rooibos et arôme naturel de pomme. Plus bas, la provenance de la canette est mentionnée : Cape Town.

Là, tout s’éclaire : cette cannette ne contient pas de thé. En Afrique du Sud, on considère le rooibos comme un thé rouge. La boisson est donc classée thé glacé même si la plante qui sert à fabriquer le rooibos, l’Aspalathus, n’a rien à voir avec le Camellia Sinensis dont on récolte les feuilles pour le thé.

La marque BOS existe depuis 2010. Elle a été fondée par Peet Piernaar et Grant Rushmere. En Afrique du Sud, BOS peut signifier rooibos mais également désigner quelqu’un qui a un petit grain de folie.
La gamme se compose de six parfums différents : citron, pomme, pêche, fruits rouges, citron vert et gingembre, citron pétillant.

 

BOS ice tea, thé glacé

 

Point positif, le rooibos utilisé est bio et cultivé dans la ferme et la réserve naturelle privée de Klipopmekaar. Il ne contient ni conservateurs, ni colorants et précise l’emballage pas de caféine. Là, je souris de la stratégie de la marque : préciser ice tea sur la canette est vraiment ambigüe. Si le thé contient de la théine (même molécule que la caféine), le rooibos en revanche n’en contient pas du tout, il est donc normal que la cannette soit sans caféine.

Finalement, je n’ai pas trouvé le goût de thé que j’espérais mais je n’ai pas non plus trouvé un goût exceptionnel. Cela étant dit, cette boisson est plutôt saine et la marque semble éthique. En 2012, en partenariat avec Greenpop, une application mobile a été développée afin que tous les 2 000 canettes vendues, un arbre soir planté dans des zones défavorisées d’Afrique du Sud.

Où acheter BOS ice tea en France ?

Pour le moment la marque est très peu distribuée en France, mais cela risque d’évoluer dans les mois à venir. Si vous habitez Paris, vous pouvez la trouver dans quelques Franprix. La liste des points de vente parisiens est disponible sur le site de La Nouvelle Épicerie.

 

 

J’ai bu pour vous… un thé glacé Mangajo

Bouteille de Thé vert aux baies de goji de chez Mangajo

Persuadons l’été d’arriver en buvant – entre deux averses – une boisson de saison : du thé glacé. De passage chez Nature & Découvertes, je me suis laissée tenter par le Thé vert aux baies de Goji que j’ai testé pour vous.

Généralement, je me range dans la catégorie des puristes. Je préfère préparer moi-même mon thé glacé afin de m’assurer de ce qu’il contient : surtout pas de sucre ou édulcorant ajouté, rien que du thé nature et bien sûr, de l’eau !
Et, ne nions pas ce sempiternel plaisir de jouer avec les feuilles, les regarder, les humer, avant et après infusion.

Bref, j’ai fait un écart mais l’offre des thés glacés connaît actuellement un tel essor qu’il est difficile de ne pas succomber….

 

Thé vert aux baies de goji de chez Mangajo
Boisson Mangajo

 

Premier bon point : la lecture de l’étiquette est rassurante. Sans arômes, sans colorant artificiel, ni conservateur ou édulcorant et ne contient que des sucres d’origine naturelle.
Deuxième bon point : le laïus au dos de la bouteille précise que la marque soutient une association caritative, Tree Aid (Reg no 296708), qui finance des projets de développement durable en Afrique.
Et enfin, last but not least : la bouteille est en elle-même un joli objet.
Je me suis donc dit, vas-y goûte !
J’avais le choix entre 4 parfums :
Thé vert + myrtilles et açaï (une baie d’Amazonie)
Thé vert + grenade
Thé vert + baies de Goji
Rooibos + jus de raisin
J’ai choisi la Mangajo Thé vert et baies de Goji, car ces baies sont réputées pour être anti-oxydantes et améliorer la vue.

Dans le métro, j’ai interrogé mon smartphone sur Mangajo. En esperanto, ce mot signifie alimentation saine. Encore un bon point !

Alex Hannon, une anglaise, a créé la marque en 2002. Lors d’un voyage au pays du Soleil-Levant, elle a été impressionnée par la très bonne santé des octogénaires japonais. Elle a également constaté qu’ils buvaient beaucoup de thé vert aux fruits.

 

Passons à la dégustation

Thé vert aux baies de goji de chez Mangajo

 

 

Arrivée à la maison, j’ai mis ma bouteille dans le bac à glaces 40 minutes, histoire de pouvoir boire rapidement mon thé glacé.

J’ai ouvert la bouteille et respiré : oui ça sent le fruit exotique mais difficile de reconnaître la baie de Goji. Bon, j’avoue que si je mange parfois ces baies séchées, je serais bien embêtée pour vous décrire leur saveur.
Enfin, j’ai goûté. La boisson n’est pas du tout acide et on sent bien le parfum de fruit. C’est une boisson très agréable mais je n’ai pas du tout identifié le goût du thé vert. Ce qui est un peu dommage car c’était ma principale motivation d’achat.

J’ai regardé la composition détaillée en ligne : jus de fruits (baie de goji, mandarine), extrait de thé vert, régulateur d’acidité : acide citrique, safflower, citron, arômes naturels.
La notion d’arômes naturels, sans préciser le dosage, est intrigante et encore plus  les extraits de thé.

Totalement obnubilée par le thé, j’ai cru qu’il s’agissait d’un thé vert aux baies de Goji. Mais non ! En réalité, ce sont des boissons aux fruits, contenant des extraits de thé. Cela explique en partie ma déception… Je serais curieuse de connaître votre avis sur cette boisson. L’avez-vous déjà goûtée ?

 

Thé vert aux baies de goji de chez Mangajo
Verre de baies de goji aux extraits de thé vert de chez Mangajo

 

Où trouver les boissons 100% naturelles Mangajo ?
– Sur  le site de la marque : Mangajo
– Chez Nature et Découvertes, Carrefour, à la Grande Epicerie et sur de nombreux sites en ligne.

Valeur énergétique et calorique d’une canette de 25 cl
– Energie : 320kj/75 kcal
– Protéines : moins de 0,2 gr
– Glucides : 18,75 gr
– Lipides : moins de 0,2 gr

Mais qui est Jambo Paris, d’où vient-il ?

Feuilles du thé Jambo Paris de chez Cape and Cape dans la boîte

Jeudi soir, Cape & Cape avait invité des blogeurs et amateurs de thé au Front de mode, pour déguster un thé africain, Jambo Paris, sa dernière création. J’ai été intriguée. Spontanément, j’associe le mot Jambo à un éléphant africain qui vivait au Jardin des plantes de Paris au 19e siècle. Loupé, l’hégémonique moteur de recherche m’a informée que cet éléphant s’appelait en réalité Jumbo. Fausse piste mais alors, pourquoi ce nom Jambo ?

 

Thé Jambo Paris dans sa boîte, avant infusion
Thé Jambo Paris, de chez Cape and Cape

 

Je tape donc Jambo sur mon clavier et là, tout s’éclaire : Google m’explique que Jambo, en swahili (langue utilisée dans l’Afrique de l’Est), signifie : bonjour.
Jambo Paris = Bonjour Paris. Je comprends mieux et retrouve bien là, la petite touche poétique et créative de la maison Cape and Cape.

Ma seconde approche de ce thé est visuelle. Il s’agit de morceaux de feuilles de thé vert mélangées avec des pétales de rose et de souci.

 

Feuilles du thé Jambo Paris de chez Cape and Cape
Feuilles du thé, Jambo Paris, de chez Cape and Cape

 

L’étape suivante ? Sentir ce thé. Surprise ! il est très parfumé. D’instinct, j’ai trouvé de la mangue et des fleurs. Heum, l’étiquette sous la boîte m’a indiquée mon erreur. Ce thé vert bio, cultivé en Tanzanie, contient des arômes naturels de fruit de la passion (source de ma confusion ?), feijoa, kiwi, orchidée et rose. Donc, pas de mangue…

Après avoir respiré les feuilles et déchiffré l’étiquette de la composition, découvrir la couleur de la liqueur est toujours un moment délicieux. La base étant du thé vert, on s’attend naturellement à une boisson claire, plutôt jaune que brune.

Effectivement, on obtient une liqueur d’un beau jaune miel, légèrement dorée.

 

Thé Jambo Paris infusé, de chez Cape and Cape
Liqueur du thé, Jambo Paris

 

Au nez, fleurs et fruits exotiques sont présents mais c’est léger.
Au palais, Jambo Paris est tout en rondeur et douceur. Il est léger et moins parfumé que ce que pouvait laisser présager les feuilles non infusées.

Les fruits exotiques sont présents mais on devine également la base de thé vert. Lors de la dégustation, je n’avais pas identifié le goût du kiwi. En le préparant à la maison, je sens bien sa présence dans la tasse. Bon, en même temps, une fois la composition d’un thé connue, il est plus facile de reconnaître les saveurs.

 

Feuilles du thé Jambo Paris infusées, de chez Cape and Cape
Feuilles du thé Jambo Paris infusées, de chez Cape and Cape

 

Au delà de la qualité des thés et rooibos proposés, j’apprécie Cape and Cape pour son identité visuelle. Les boîtes, aux couleurs de l’Afrique, adoptent  un design moderne et dynamique qui renouvelle notre image de ce continent.
Nous sommes loin des clichés sur le thé encore trop souvent véhiculés au travers de son packaging : des boîtes de facture classique, noir ou monochrome, extrêmement sobres et neutres. Comme si le thé était une affaire sérieuse, ne laissant aucune place pour exprimer la gaieté et la fantaisie qui palpite en chacun de nous…

 

Boîte de thé Jambo Paris de chez Cape and Cape
Boîte de thé Jambo Paris de chez Cape and Cape

 

Conseil d’infusion pour Jambo Paris : eau à 80°C,  2mn30 d’infusion.

 

Le Ba bao cha : un thé convivial

Mélange pour le thé Ba bao cha

 

A la Rentrée, on retrouve ses proches : certains reviennent de vacances avec dans leurs bagages des cadeaux originaux aux saveurs inédites. Ainsi, m’a-t-on rapporté de Chine, un thé dont la dégustation est vraiment originale et ludique : le Ba bao cha. C’est un bonheur pour les yeux, le nez et le palais. Je ne résiste donc pas au plaisir de partager cette découverte avec vous.

 

Histoire du Ba bao cha

Bā bǎo chá signifie thé aux huit trésors. En Chine, le chiffre huit est un chiffre porte bonheur. Le mélange Ba bao cha est très ancien. Son invention date de la dynastie des Tang (618-907) et il a été dès le départ considéré comme une boisson tonifiante.

Idéogrammes chinois du thé Ba bao cha
Idéogrammes chinois du thé Ba bao cha

 

Au 16e siècle, sous la dynastie des Ming (1368-1644), le docteur Li Shizhen (1518-1593), auteur du célèbre livre de médecine chinoise, Bencao Gangmu, établit une liste des ingrédients utilisés le plus fréquemment pour le Ba bao cha. A savoir : thé vert au jasmin, fleurs de chrysanthème séchées, baies de goji, longanes, racines de réglisses,  ginseng, fruits secs (morceaux de pommes, oranges, raisons) et sucre candi. Il explique qu’on peut également ajouter à ce thé des graines de sésames, des racines de lotis, des arachides ou des noix.

Comme bien souvent en Chine, l’origine d’un thé est l’objet de plusieurs légendes. Une autre indique que l’invention du Ba bao cha remonterait à la dynastie des Qing (1644-1912). L’impératrice douairière Cixi (1835-1908) aurait ordonné à ses médecins de lui créer une boisson permettant de conserver sa jeunesse et de maintenir son esprit alerte.

Les médecins impériaux auraient alors élaboré un mélange qui renforce l’élément Yin dans le corps, fortifie les reins, tonifie l’esprit et améliore la vue. Selon ces médecins, en boire toute l’année assurerait longévité et jouvence. Ce mélange magique est composé de thé au jasmin, morceaux de ginseng, raisins secs, longanes secs, jujubes desséchés, baies de goji desséchées, fruits du dragon (longan), chrysanthèmes séchées et sucre candi.

 

Mélange pour le thé Ba bao cha
Mélange pour le thé Ba bao cha

 

Le Ba bao cha est aujourd’hui bu dans toute la Chine. On lui prête toujours mille vertus liées aux propriétés des fruits qui le composent et ses huit trésors varient d’une région ou d’une saison à l’autre. Il est réputé être énergisant, anti-inflammatoire, bon pour la vue, améliorant la circulation sanguine, stimulant le système immunitaire, luttant contre les vertiges, aidant au bon fonctionnement du foie, diminuant les cernes, hydratant la peau, luttant contre la fatigue et pouvant aider les femmes à maintenir un cycle menstruel régulier.

Dans la région du Ningxia, la préparation pour le Ba bao cha est vendue dans les magasins sous forme de sachets.
Dans la région du Ningxia, la préparation pour le Ba bao cha est vendue dans les magasins sous forme de sachets.

Le Ba bao cha du NingXia

Le Ba bao cha que j’ai dégusté provient du NingXia. Dans cette région, les Hui, population majoritairement musulmane, offrent ce thé aux invités.

Carte de la Chine et région NigXia
Carte de la Chine et région NingXia

 

Le Ba bao cha peut être préparé à partir de fruits frais achetés séparément. Il est vendu dans tout le NingXia, sous la forme de sachets pour une théière contenant les fruits séchés. Le thé et le sucre sont eux vendus à part.

 

Sachet de Ba bao cha
Sachet de Ba bao cha

 

Le Ba bao cha du NingXia vendu pré-conditonné. Lorsque j’ai ouvert le sachet, j’ai été étonnée par la puissance de l’odeur de fruits. Le jujube dominant les autres.

Les huit trésors du Ba bao cha du NingXia sont :

– du thé vert : il s’agit ici de feuilles roulées en boules. L’échantillon contient peu de thé, l’odeur est si légère qu’il est difficile de savoir de quel thé vert il peut s’agir.

– des graines de sésame : elles sont mélangées au thé dans le sachet. Ces graines sont riches en vitamine E, fer et sont anti-oxydantes. Elles ont un léger goût de noisette.

Thé vert roulé en boules + graines de sésame pour le Ba bao cha en infusion
Thé vert roulé en boules + graines de sésame pour le Ba bao cha en infusion

 

des baies de Goji :  produites dans la région du NingXia, elles sont réputées pour être anti-oxydantes et améliorer la vue. Le goût est difficile à définir.

Baies de Goji séchées pour le Ba bao cha
Baies de Goji séchées pour le Ba bao cha

 

– des Longanes séchés : (fruit du dragon). Ce fruit est riche en vitamines A, C et D et minéraux dont le potassium, le fer et le calcium. Il est également connu pour être rafraichissant et son goût est proche du celui du lychee. Il faut les casser pour en extraire le fruit à mettre dans la boisson.

Longanes (fruit du dragon) pour le Bā bǎo chá
Longanes (fruit du dragon) pour le Ba bao cha

 

des raisins secs : je n’épilogue pas, on en consomme assez fréquemment en occident.

Raisins secs pour le Ba bao cha
Raisins secs pour le Ba bao cha

 

– du sucre candi : on peut penser que dans une région musulmane le sucre soit important dans le thé mais il est très peu utilisé dans le thé en Chine.

Sucre candi pour le Ba bao cha
Sucre candi pour le Ba bao cha

 

– des jujube séchés: ce fruit ressemble à une date. Il est riche en vitamines A et C, en niacine et riboflavine, en flavonoïdes, pectines et mucilages. Séché, il a un goût de datte.

Jujubes séchés pour le Ba bao cha
Jujubes séchés pour le Ba bao cha

 

– des fruits secs : de l’aubépine selon Magali, si quelqu’un est en mesure de traduire précisément ces caractères chinois  果干,  je suis preneuse.

Fruits secs pour le Ba bao cha
Fruits secs pour le Ba bao cha

La préparation du Ba bao cha

Il existe de très nombreuses recettes disponibles en ligne. Certaines conseillent de faire infuser d’abord les fruits et d’ajouter le thé après. Il est généralement conseillé d’infuser les fruits entre 5 et 10 minutes. J’ai crains qu’avec un thé vert infusé aussi longtemps que les fruits la boisson ne devienne amère. Pour le sucre, il est recommandé d’en mettre en 5 et 10 morceaux mais n’ayant pas l’habitude du thé sucré (sauf pour le thé vert à la menthe) je n’ai mis que deux morceaux.

On peut faire infuser ce mélange jusqu’à 4 fois et manger les fruits. Plus ils infusent, plus ils libèrent leur parfum et sont tendres sous la dent quand on les dégustent.

J’ai donc chauffé l’eau à 95° C. J’y ai laissé infuser les fruits 6 minutes puis, j’ai ajouté le thé vert mélangé aux graines de sésame et laissé infuser 3,5 minutes supplémentaires.

Théière de Ba bao cha en infusion
Théière de Ba bao cha en infusion

 

La liqueur obtenue est d’un jaune dynamique, presque citron. Son parfum est incroyablement fruité. On ne sent pas l’odeur du thé, on est davantage sur une impression d’infusion classique aux fruits que sur un thé parfumé. Cela varie sans doute selon la qualité (et quantité) du thé utilisé ?

Liqueur du Ba bao cha
Liqueur du Ba bao cha

 

Les feuilles infusées se sont totalement déroulées et révèlent des feuilles de thé entières.

Feuilles du thé vert du Ba bao cha après infusion
Feuilles du thé vert du Ba bao cha après infusion

 

Comme conseillé, j’ai ajouté quelques fruits de la théière dans la tasse. C’est très joli et le parfum qui s’en dégage est encore plus fruité et sucré.

Liqueur du Ba bao cha avec les fruits
Liqueur du Ba bao cha avec les fruits

La dégustation du Ba bao cha

Habituée à boire le thé nature, j’ai trouvé cela un peu trop sucré. Il me semble que les fruits sucrent suffisamment la boisson. Le jujube domine les autres arômes mais le mélange est riche en saveurs et vraiment délicieux. Chaque infusion est différente mais elles sont de plus en plus douces. C’est très beau à regarder et amusant à boire et déguster.
Le Ba bao cha étant réputé pour ses 1000 vertus, il peut faire un très bon thé de Noël. Au coeur de l’hiver, on a besoin de vitamines, de boissons chaudes et énergisantes. Sa dégustation ludique et son côté coloré en font en fait une boisson très conviviale. Les grandes maisons de thé parisiennes devraient l’ajouter à leur carte pour Noël !