Happy Blue Tea : un comptoir qui allie thé et bonne humeur !

Fanny perchan devant sa boutique de thé Happy Blue tea
Pour lutter contre la morosité qui nous gagne à la Rentrée, rien de tel qu'une bonne tasse de thé. Et, si vous avez envie de découvrir une nouvelle adresse, j'ai celle qu'il vous faut : Happy Blue Tea ! Allons donc chercher cette tasse dans cette nouvelle boutique de thé. Fanny Pecheran l'a ouvert au début de ce mois de septembre à Paris, dans le quartier Gambetta du 20e arrondissement. 

En avril, j’ai découvert le compte Instagram d’Happy Blue Tea. Après quelques échanges, nous nous sommes appelées pour discuter de notre passion commune : le thé. J’ai tout de suite apprécié l’énergie et l’enthousiasme de Fanny Pecheran qui se lançait dans l’entreprenariat. Sa pugnacité pour créer son lieu de thé, malgré un contexte compliqué, m’a impressionnée. Nous avons donc convenu de nous rencontrer fin août, pour que je puisse découvrir ce nouveau lieu et les délicieux thés qu’il abrite…

DiviniThé : Aujourd’hui, tu ouvres ta boutique de thé mais quel est ton parcours professionnel avant ?

Fanny Pecheran. Au départ, j’ai fait une école de commerce car j’ai toujours été passionnée par le marketing, par le droit et toutes les matières commerciales. Cela m’a permis d’avoir une vue générale du commerce puis j’ai fait un Master spécialisé dans le Consulting.

Ensuite, j’ai rejoint une belle entreprise du CAC 40 où j’ai eu une expérience professionnelle riche. Avec la COVID, je me suis remise en question. Je me suis demandé si j’avais envie de continuer dans cette voie. Tout se profilait plutôt bien mais je sentais que ça ne me correspondait pas pleinement. J’ai donc pris une année sabbatique pour réfléchir à ce que je voulais vraiment faire.

Il se trouve que je buvais déjà beaucoup de thé. Je m’y connaissais déjà un peu et j’ai eu envie d’approfondir en entrant dans cet univers. Être vendeuse dans une boutique est un très bon moyen pour découvrir le produit et en déguster tous les jours : matin, midi et soir ! C’est donc ce que j’ai fait en intégrant une belle maison de thé, à Paris, pendant un an. Je me suis encore plus passionnée pour ce produit. Cela m’a donné envie de continuer dans ce monde mais pas forcément dans l’entreprise où j’étais.  

Une belle opportunité est venue : j’ai découvert un local à quelques pas de chez moi. Je me suis alors décidée à me lancer dans l’aventure : ouvrir ma propre boutique de thé.

Pourquoi as-tu appelé ton comptoir de thé Happy Blue Tea ?

FP. Au départ, le nom Happy Blue Tea m’est venu quand je travaillais comme vendeuse dans une boutique de thé. Je voulais pouvoir échanger avec le monde du thé sans forcément mettre mon nom et que cette entreprise en soit informée.

Bien sûr, j’adore le thé vert, le thé noir, le thé blanc et autres mais les oolongs, dits également thés bleus, sont ma grande passion. Ils restent assez méconnus du grand public alors que leur palette aromatique est d’une incroyable richesse !

J’ai privilégié un nom anglais car le thé bleu, qui est ma famille de thé préférée, est un nom déjà déposé. De plus, la notion d’happy correspond assez bien à mon caractère.

Et puis, lorsqu’on on dit très rapidement Happy blue tea, ça ressemble à Happy beauty. Le thé, c’est bon ET beau. Je voulais que cette notion d’esthétique soit présente dans le nom.

Et enfin, ce nom est aussi une manière d’intriguer, j’aime bien quand les clients m’interrogent à ce propos.

Quant à mon logo, au départ, je ne savais pas comment le définir. Puis, je me suis souvenue d’un collier que j’aime beaucoup qui représente un soleil. Ma graphiste s’en est donc inspiré pour créer ce logo.

Les pétales du soleil sont en réalité des feuilles de thé. Il est décliné en différente couleurs selon les thés, en rouge pour les thés parfumés, les infusions sont de couleur orange les thés nature de couleur bleue.

Logo Happy blue tea

D’où viennent les thés de ta boutique ?

FP.  Pour les thés parfumés, j’ai voulu mettre à l’honneur une marque française. Je me suis donc tournée vers Dammann Frères. Le thé évidemment vient de différents pays mais l’aromatisation, les cartons d’emballages et les sachets de thés sont de fabrication française. Leurs thés aromatisés sont de véritables parfums ! 

Certains se composent même de 10 ou 15 ingrédients, ce qui permet une belle complexité au niveau des notes.

Et les thés d’origine que tu proposes, comment les sources-tu ? 

FP.  Je voulais bien sûr proposer en des incontournables comme les Long Jing, les Qimen, mais aussi des très beaux thés moins connus.

J’avais envie de mettre en avant le travail de petits producteurs. Par exemple, j’adore Les écailles de dragon de Van de Nuages Sauvages. Vous pourrez donc trouver une sélection de ses vietnamiens dans ma boutique.

Je travaille donc soit en direct avec le producteur directement, soit avec un intermédiaire français en lien direct avec des producteurs de thés.

Je vois sur les étagères des coffrets Dammann, des accessoires et des céramiques. Comment as-tu réalisé ta sélection ?

FP. J’ai choisi de présenter 5 céramistes. Une parisienne, Llaudem, Laurette Broll qui a son atelier à 500m de la boutique mais aussi deux français Jé Le Potier et Véronique Maury. Mais, j’ai également inclus une céramiste allemande, Inge Nielsen car je suis très sensible à la finesse de son travail.

Et tu proposes des gourmandises pour accompagner ces thés…

FP.  Oui, par exemple, des biscuits originaux, pur beurre, parfumés aux coquelicots et avec des pépites de chocolats. Je me fournis auprès des Deux Gourmands qui ont décidé de fabriquer des biscuits avec uniquement des produits locaux.

Et je vais bientôt proposer également du chocolat avec Le chocolat des Français qui favorise également le made in France. Leur packaging m’a également séduite car ils travaillent avec des designers français très créatifs. 

Quelle clientèle espères-tu avoir ?

FP. Il y a deux types de clientèle dans ce quartier. Les personnes âgées qui ont toujours vécu ici et de jeunes parents. De nouvelles écoles primaires ont ouvert ces dernières années. 

Ce sont deux clientèles très intéressantes. Chez les personnes âgées, beaucoup connaissent le thé, elles ont découvert le thé nature auparavant et consomment aussi des thés japonais et chinois. 

Les jeunes parents ont aussi un certain pouvoir d’achat, le quartier Gambetta a énormément évolué, ça s’est bobotisé

La rue où nous sommes, rue des Pyrénées, possède de nombreux commerces de bouche qui sont là depuis plus de 15 ans. De fait, il existe donc une clientèle de quartier très fidèle aux commerces de proximité. 

L’idée d’une clientèle avec laquelle on crée des liens me convient mieux qu’une clientèle de passage, comme il en existe dans des quartiers de Paris plus touristiques.

J’aime l’idée d’accompagner les personnes dans leur parcours gustatif, de faire découvrir les thés d’origine aux habitués des thés parfumés, le thé vert à des personnes qui ont l’habitude du thé noir, le puer à ceux qui n’en ont jamais entendu parler, etc.

Et dans ce lieu, tu vas aussi faire des ateliers ?

FP. Oui, le dimanche sera réservé aux ateliers, pour promouvoir les producteurs avec qui je travaille. Par exemple, pour les thés vietnamiens, Vân, de Nuages Sauvages va venir nous en parler. Mon partenaire de puer va venir également présenter son thé.

Je vais également proposer des ateliers accords thés/ mets, thés chocolat, thés et fromage et des ateliers originaux comme ton atelier thé et écriture. 

Image du thé &cailles de  dragon de chez Happy Blue Tea
Le thé blanc vietnamien, Ecailles de Dragon en vente chez Happy Blue tea

Quel est le meilleur thé que tu aies bu ?

FP. Question difficile. Je me souviens de 2 thés qui m’ont procuré une émotion très forte. Tout d’abord, Les écailles de dragon, un thé blanc du Vietnam. C’est la première fois que je buvais un thé dont les feuilles avaient cet aspect. Il possède des notes de litchi et de rose que j’adore. Cela m’évoque l’association rose, litchi et framboise que propose Pierre Hermé. 

Ensuite, le oolong indonésien, Saphir, m’a également ravie avec ces notes très gourmandes de fruit jaune et d’abricot. C’est la première fois que je buvais un oolong aussi savoureux et exceptionnel. Ce n’est pas forcément un thé rare ou d’exception mais il m’a donné de belles émotions !

INFORMATIONS PRATIQUES

Date d’ouverture : septembre 2021

Nombre de références : plus de 240, dont 90 thés d’origine (nature), 18 rooibos, 12 infusions et 120 thés parfumés.

Dégustation : boissons à emporter et dégustations sur place tous les dimanches lors d’Ateliers divers. (Excepté entre novembre et décembre)  

Particularités : une sélection de thés parfumés de chez Damman Frères mais également des thés d’origine provenant de petits producteurs portant des noms de thés empreints de poésie.

Coordonnées de la boutique : 210, rue des Pyrénées 75020 Paris (Métro Gambetta)

Horaires d’ouverture : du mardi au samedi, de 10h à 19h et le dimanche de 10h à 14h

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